Nous sommes pris en otages par des néo soixanthuitards à la sauce « conne bandit » qui ont compris, car il sont intelligents les bougres, que pour exister politiquement il fallait surfer sur la vague verte. Sauf que nos défenseurs de l’écologie sont plus proche de la pastèque (verte à l’extérieur et rouge à l’intérieur) que des fruits sans OGM qu’ils veulent nous faire bouffer du matin au soir, sans être capables d’en produire un panier.
Leurs idoles, Arthus Bertrand et Hulot qui ont traversé la quasi-totalité du globe en hélicos ou en jets privés pour amasser du fric et qui viennent nous expliquer maintenant en tenues de gentlemen farmers (certainement pas fabriquées par max havelaar) que nous devons avoir des gestes éco responsables.
Alors oui, l’écologie fait vendre, fait voter, mais quelle hypocrisie ! Nous avons tous envie de laisser à nos enfants une planète super clean où Monsieur propre serait notre « Che », mais les Duflot et cie. ont bien compris que c’était notre corde sensible. Alors ils se présentent à des élections, sans programme, mais en surfant sur le mot « écolo » et comme nous ne sommes pas des bœufs et que nous voulons voter et bien entre des partis politiques qui se regardent le nombril sans s’intéresser à nos problèmes et des apparatchiks qui ne pensent qu’à leurs carrières, nous allons voter « écolo » car c’est le moins pire.
Cela me rappele une tante qui rangeait sa boite à pharmacie et qui a trouvé un suppositoire contre la coqueluche. Plutôt que de le jeter elle se l’est enfilé, pour ne pas gâcher, en se disant « si ça ne me fait pas de bien, ça ne me fera pas de mal ». Nos écolos d’aujourd’hui sont comme les supos de ma tante.
L’écologie doit être l’affaire de tous et nous devons arrêter de dire que c’est une préoccupation plutôt de gauche, que du centre ou de droite. D’ailleurs Borloo se voit comme le défenseur de l’écologie de droite, Lepage comme l’écologie du centre et nous ont est là, a espérer qu’un jour la politique s’intéressera à nous.
Vous êtes vous demandé pourquoi nous en sommes arrivés à vouloir consommer, vivre, acheter de l’écologie à toute les sauces. Parce qu’en période de crise nous voulons retrouver nos origines, nos traditions, nos valeurs et retourner à nos fondamentaux.
Mais ce que nous propose les écolo-gogos est bien loin de tout ça. Ils veulent le pouvoir, mais pour en faire quoi ? Faire de nous des éco-reponsables défenseur du développement durable prêt à gober n’importe quoi dès l’instant où c’est censé ne pas nous faire de mal (ni de bien, comme les supos de ma tante).
Notre société telle qu’elle est organisée depuis des décennies ne nous permet pas d’être eco-reponsables car notre système économie est tout sauf responsable. Faut il mieux mourir de la peste ou du choléra ? Les élus qui dirigent notre pays, notre planète ont participé à cette construction de société et aujourd’hui ils viennent nous dire qu’ils se sont plantés. Alors si c’est le cas, du balai. Gouverner c’est prévoir, quand on se plante on dégage mais sans laisser les écolo-gogos diriger car ils nous feraient vivre comme des hommes de Cro-Magnon à la sauce soviétique… pour notre bien et pour le bien de notre belle planète évidement. Une prime particulière à celui ou celle qui a trouvé le terme « développement durable ». Vous imaginez faire du développement qui ne dure pas ? C’est totalement antinomique !
Par contre nous pouvons devenir responsables dans notre façon de vivre sans nous faire embrigader par des dogmatismes politiques de tous bords. Arrêtons de regarder la télé et redécouvrons les plaisirs de la lecture ou tout simplement du dialogue, arrêtons de vouloir partir à l’étranger en vacances et polluer le cerveau et la terre des autres, arrêtons de donner de l’argent à des soit disant grandes causes pour se donner bonne conscience en laissant son voisin de palier crever dans la solitude, arrêtons de fumer comme des pompiers des cigarettes hors de prix, enrichissant une des industries les plus irresponsable qu’il soit, arrêtons de nous baffrer dans des fast food soit disant parce qu’on à pas le temps de cuisiner, arrêtons d’acheter des fringues ou des objets avec des marques pour tenter d’appartenir à une caste, au mépris de ceux qui les fabriquent.
Nous devons replacer l’humain au cœur de nos valeurs et devenir ainsi « éco-logiques » dans notre façon de vivre.
Richard BERTRAND